La nicotine, présente dans la cigarette électronique, est une substance nocive parmi tant d’autres. Mais le vrai débat porte plutôt sur le degré de sa nocivité, notamment en comparaison avec le goudron ou le monoxyde de carbone dans la cigarette traditionnelle. A l’heure où tous les scientifiques s’accordent à dire que l’e-cigarette est de loin moins dangereuse que la cigarette du tabac, des spéculations naissent de nulle part autour des e-liquides. Il est important de faire le point sur le réel degré de nocivité de la nicotine.

La nicotine peut être toxique même si elle n’est pas cancérigène

Même si cette substance est consommée pendant des années, aucune étude crédible ne prouve jusqu’ici le caractère cancérigène de la nicotine. Par ailleurs, cette substance n’est toxique que si elle est consommée abusivement. Jusqu’ici, on ne peut que s’en tenir à la quantité journalière standard avalisée par les scientifiques : 150 ml par jour.

Ce constat pourrait paraître rassurant quand on fait la comparaison avec les substances cancérigènes de la cigarette traditionnelle. Mais que l’on ne se méprenne pas : même consommée à une quantité jugée raisonnable, la nicotine affaiblit le système respiratoire et gêne la bonne circulation du sang.

Par ailleurs, la nicotine est encore plus dangereuse pour le bébé dans le ventre d’une mère vapoteuse. En effet, la circulation sanguine étant gênée, la quantité d’oxygène qui parvient au bébé diminue. Or, on sait que le manque d’oxygène peut provoquer des malformations ou une lenteur intellectuelle.

La nicotine crée un état de dépendance plus tenable

Selon les scientifiques, la dépendance envers la nicotine ne dure que quelques jours. La durée de l’état de dépendance varie en fonction de l’organisme de chaque individu. Mais dans tous les cas, la nicotine n’est pas une substance qui risque de vous asservir à vie. Mais est-ce que c’est aussi valable pour les plus jeunes ? Non, loin de là !

Les enfants, et même les adolescents plus mûrs, sont les plus vulnérables à l’état de dépendance. Mais l’accroissement du risque de dépendance chez les plus jeunes s’explique par plusieurs paramètres.

1) Les jeunes vapoteurs sont en proie à l’effet de masse. En effet, l’intégration dans un groupe d’amis est impossible si on tente de se démarquer des autres. La popularité de la cigarette électronique ne fait qu’accentuer cet effet de masse.

2) Quand on est jeune, on est toujours avide d’expériences et de sensations nouvelles. C’est ce que procurent justement l’alcool, le tabac, la drogue, mais aussi la cigarette électronique…

3) Les parents eux-mêmes sont nombreux à relativiser le caractère fumeur ou vapoteur de leur enfant. Par exemple, après la légalisation de la commercialisation de la marijuana au Colorado, beaucoup de familles avouent que tous leurs membres, y compris les enfants, fument de la marijuana et ce, bien avant la légalisation.

 

Comments

Aucun commentaire.

Déposer un commentaire

Vous devez être connecté pour déposer un commentaire.

© Copyright . Tous droits réservés.